TEMPS DE FEU

Biennale de la danse de Lyon 2004
 OrienteOccidente, Rovereto Italie, 2005

 

 

1- L'intention

2- Le synopsis

3- Les aspects techniques

4- La presse

 

 

 

 

L'INTENTION

 

Temps de Feu est une pièce chorégraphique d’inspiration slave, qui réunit quatre danseurs et une foule des habitants de la cité, en résonance avec les anciennes danses du feu.

Aux changements de saison, les gens se réunissaient pour danser autour et avec le feu. Cela se pratique encore dans les Balkans et l’Europe de l’est.

Faire le lien  aujourd’hui, ici, entre danse contemporaine et danse des origines, entre transmission et réinvention, entre exil et retrouvailles.

En dansant, passer les frontières !

 

« Comme point de départ j’ai été touchée par le travail que fit Béla Bartok en allant enregistrer et déchiffrer dans les villages reculés les musiciens et chanteurs de son pays. Il découvrit ainsi l’extraordinaire richesse de leur musique folklorique et comprit à quel point cela ouvrait des possibilités dans le domaine de la composition. Il s’en inspira pour ensuite composer sa propre musique, en particulier ses « Quatuors », et les « Duos pour violon ».

Nous aussi, danseurs, nous partons de notre conception contemporaine du mouvement pour remonter jusqu’aux danses dites « d’origines » ; surtout celles qui se dansaient durant les passages de saisons, aux solstices.

Passer du mouvement contemporain aux mouvements codifiés et répétitifs d’une danse traditionnelle, se révèle comme le passage d’une frontière : Les figures se font et se défont et l’on passe sans cesse du collectif au personnel, du mouvement d’une foule à un geste qui va révéler la poésie et la spécificité d’un individu.

Les mouvements répétitifs produisent un effet de rituel,  une sorte d’intuition que nous avons toujours en nous, un lien magique avec ce qui nous entoure : L’espace où l’on est, le pays d’où l’on vient, les êtres qui vivent avec nous.

Ces danses ancestrales ont été dansées à la lumière du feu, dans un élan festif et collectif ».    Sophie Tabakov

 

« La philosophie qui m’a guidé était l’idéal que différentes nations s’unissent dans la fraternité, malgré les guerres et l’hostilité. J’ai essayé d’être au service de cette idée, du mieux que j’ai pu, dans ma musique. Ainsi pour cette raison, je n’ai fuit aucune influence, qu’elle soit slovaque, roumaine, arabe ou d’une autre source »   Béla Bartok

 

 

 

 

 

LE SYNOPSIS

 

 

Le spectacle se compose de trois parties,

sans entracte, de 20 minutes chacune.

 

 

Première partie :
MAINTENANT

 

Quatre solis qui représentent chacun un changement de saison :

Equinoxe d’automne, solstice d’hiver, équinoxe de printemps, solstice d’été.

Chaque solo évoque la saison en question et son lien avec la lumière.

La chorégraphie se fait en unisson total avec des chants tziganes de Bulgarie, et traditionnel de Hongrie.

 

 

Deuxième partie :
JE ME SOUVIENS

 

De la danse comme un acte joyeux et collectif.

Les rythmes sont soutenus, festifs. Reprise de pas traditionnels des Balkans et de figures géométriques se transformant peu à peu, dans un crescendo rythmique et expressif. Les pas sont dansés sur des musiques de fanfare tzigane.

Les bulgares ont été longtemps sous la domination des turcs. La musique traditionnelle était interdite, et remplacée par les fanfares militaires. Les musiciens bulgares glissèrent petit à petit leurs instruments au sein des fanfares et cela a donné ces musiques complètement exubérantes et créatives

 

 

Troisième partie :
LE FEU

 

Les danseurs deviennent les arbres aux branches torturées inspirés par le quatuor à cordes n°2 de Bela Bartok.

Vingt feux sont installés autour des danseurs, parfois il faut les frôler dans la danse.

Les danses qui ont été dansées à la lumière du feu le sont encore et encore, sans âge.

Le spectacle se termine par le saut collectif au dessus du feu, encore une dernière frontière à traverser !

 

On dit aussi de ceux qui ont quitté leur pays qu’ils sont «  déracinés ».

 

 

 

 

LES ASPECTS TECHNIQUES

 

 

La troupe est constituée de :

4 danseurs (deux femmes, deux hommes)

« la foule » : 1 groupe d’hommes et de femmes de la ville où se déroule la représentation, (entre 15 et 20 personnes)

 

La foule est constituée au cours d’ateliers de pratique, précédant la création.

Ouverts à tous, ces ateliers proposent d’explorer la notion de mouvements d’ensemble, à l'unisson, ainsi qu’un travail de recherche sur les racines géographiques, réelles, réinventées.

 

Les ateliers danse de la foule

Il est demandé aux participants un peu de recherche au sein de leur famille, de façon à ce que chacun puisse rapporter un geste, un chant, une parole, un motif... bref une sorte de lien de transmission entre eux et les parents, ou les grands parents.

Tous ces liens sont mis en commun, afin de tisser et de construire une véritable mémoire en mouvement, qui sera à la base des déplacements du groupe dans le spectacle « Temps de Feu ».

 

 

Fiche technique

Cette pièce chorégraphique est conçue pour un lieu atypique, avec une proximité du public. Elle peut également se jouer dans un théâtre, pendrillons enlevés et plateau nu (sans tapis).

 

L’idéal pour le public serait d’être installé sur des gradins, ou bien en demi-cercle sur des bancs, chaises et coussins.

 

L’espace de la danse sera de 10 m par 10 m minimum, avec dégagements pour la foule. Il sera occupé en permanence par les 4 danseurs et de manières ponctuelles par la foule (entre 10 et 20 personnes)

Durée : une heure sans entracte.

 

La compagnie est disponible pour un dialogue avec le public à l’issue de la représentation.

 

L’équipe technique :

1 éclairagiste

1 artificier - régisseur

1 sonorisateur

 

Lumière:

- 1 jeu à mémoire de 24 circuits 3KW

- 3 blondes 2 KW

- 4 découpes 713 2 KW

- 4 rampes dichroïques, type T8

- 4 FL 1300

- 2 pieds  projecteurs

 

Son :

- Table de mixage avec équaliseur

- Un ampli de puissance

- Un lecteur Mini-Disc

- Un lecteur CD

- 4 enceintes façades et 2 retours

- Un micro type sm58 (avec ou sans fil)

 

Décor : Prévoir un jeu de câbles pour suspendre l’arbre (15 Kg) à 25 cm du sol.

 

Sécurité :

3 extincteurs, disposés en bord de l’espace scénique.

Un local à proximité de la scène pour stocker et préparer la pyrotechnie.

 

L’installation se fera deux jours avant la représentation, par l’équipe technique de la cie Anou Skan et celle de la structure d’accueil .

Utilisation du lieu par la Cie Anou Skan la veille du spectacle, avec Générale le soir à l’heure de la représentation du lendemain.

 

 

 

 

La Presse 2004

Création Biennale de la danse de Lyon, 2004
«  Temps de Feu »
 

« ... Seule une étrangeté française de la Cie Anou Skan a retenu l’attention, en déployant une danse sans complexe, superbe et rituelle. En développant son propre folklore imaginaire slave, en posant la danse contemporaine au milieu du feu, Sophie Tabakov, elle, réinvente des pas, des figures, libre comme ses pieds nus. Loin, donc, des talons hauts qui se répandent dans trop de pièces, du carcan néoclassique et des modèles formatés. »

Libération — Marie-Christine Vernay, 02 oct. 2004

 

« Un arbre blanc flotte dans les airs, des silhouettes évoquent la poésie déracinée d’un film d’Angélopoulos… Un travail élégant et ardemment habité. »

Le Progrès — David Tran, 29 sept. 2004

 

« … (Sophie Tabakov) Elle a pu emmener sur scène l’arbre volant à 30 cm du sol, et présent dans la danse originelle. Et son sens de la quête, impérieux, au delà des mondes, des faux semblants de la scène aujourd’hui. Car Sophie Tabakov et Laurent Soubise, fondateurs d’Anou Skan, pensent et vivent en artistes. »

Lyon Figaro — Agnès Benoist, 15 sept. 2004

 

 

La Presse 2005

« Temps de Feu » au Festival OrienteOccidente, Rovereto

 

« …Sur scène il y a aussi une sorte de chœur antique, (la foule) vêtus de manteaux noirs, qui nous rappelle les émigrés des temps anciens. Le moment culminant de ce travail à base de gestes archaïques et d’atmosphère rituelle est la danse du feu : sur la scène s’allument de nombreux feux de camps, et les flammes vivantes et vibrantes inspirent aux danseurs des mouvements d’une grande pureté.

(la foule et les danseurs) ils sont empreints de la spiritualité avec laquelle Sophie vie et transmet ses danses ; lorsqu’elle danse, elle est en état de grâce… »

Il Trentino- Sandra Matuella, 7 septembre 2005

 

« L’homme et son histoire deviennent la matière d’un rituel, comme pour retarder la dispersion dont ils sont issus.

Temps de feu devient ainsi un rituel qui porte en lui des signes de base, faits de cercles, de marches en croix ou en lignes ; sur ce vocabulaire simple et élémentaire viennent se greffer des actions dramatiques, comme la marche par-dessus une montagne de valises, ou l’ascension des feux.

Au dessus de tous ces mouvements, s’élève l’arbre, sans feuilles, avec ses racines en l’air, qui nous rappelle notre propre errance. »

L’Adige- Elena Francescini, 6 septembre 2005

 

Et pour consulter toute la presse, c'est ici !

 

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