1- Solo "Un labyrinthe" / Biennale de la danse 2002 / La presse

2- Aum à hommes / Mai 2002 / Lyon capitale, Lyon Figaro

3- Portrait de Sophie Tabakov / Journal Danser, janvier 2003 / Bernadette Bonis

4- Temps de feu / Biennale de la danse 2004 / Presse 2004 et 2005

5- Scène nomade / Poèmes / Maison de la danse 2007 / 491 avril 2007

6- Chant VI / Biennale de la danse 2008 / Libération, L'Humanité et Danser

7- Croisements / 11 février 2012 / Ramdam / Le Progrès

 

 

 

 

 

 

 

 

La presse 2002

 

Création2002 « Un Labyrinthe »

Solo, 30 minutes.

 

« Parmi les chorégraphes français, on doit mentionner Sophie Tabakov, dont la pureté est apparue au travers d’une danse sur le sable…un petit bijou. »

Anna Kisselgof, New york Times.

 

“...Trente minutes incantatoires.”

Sergio Trombetta, Danza Danza

 

« La chorégraphe visualise sa quête dans une spirale sans fin, franchissant une à une  les frontières entre la chair et l’âme, le naturel et le surnaturel, l’humain et l’animal. »

Rosita Boisseau, Le Monde

 

« D’une concentration extrême, la danseuse nous plonge dans un univers mystérieux…trente minutes de poésie intense. »

Bernadette Bonis, Danser

 

« La cofondatrice (avec Laurent Soubise) de la Cie Anou Skan, crée avec une humilité inspirée une danse rituelle en hommage aux indiens Nazcas du Pérou. »

Agnés Benoist, Lyon Figaro

 

« Beaucoup d’humilité ; pas de folklore inutile, du ressenti. »

David S.Tran, Le Progrès

 

 

 

 

 

 

 

La Presse 2004

Création Biennale de la danse de Lyon, 2004
«  Temps de Feu »
 

« ... Seule une étrangeté française de la Cie Anou Skan a retenu l’attention, en déployant une danse sans complexe, superbe et rituelle. En développant son propre folklore imaginaire slave, en posant la danse contemporaine au milieu du feu, Sophie Tabakov, elle, réinvente des pas, des figures, libre comme ses pieds nus. Loin, donc, des talons hauts qui se répandent dans trop de pièces, du carcan néoclassique et des modèles formatés. »

Libération — Marie-Christine Vernay, 02 oct. 2004

 

« Un arbre blanc flotte dans les airs, des silhouettes évoquent la poésie déracinée d’un film d’Angélopoulos… Un travail élégant et ardemment habité. »

Le Progrès — David Tran, 29 sept. 2004

 

« … (Sophie Tabakov) Elle a pu emmener sur scène l’arbre volant à 30 cm du sol, et présent dans la danse originelle. Et son sens de la quête, impérieux, au delà des mondes, des faux semblants de la scène aujourd’hui. Car Sophie Tabakov et Laurent Soubise, fondateurs d’Anou Skan, pensent et vivent en artistes. »

Lyon Figaro — Agnès Benoist, 15 sept. 2004

 

 

La Presse 2005

« Temps de Feu » au Festival OrienteOccidente, Rovereto

 

« …Sur scène il y a aussi une sorte de chœur antique, (la foule) vêtus de manteaux noirs, qui nous rappelle les émigrés des temps anciens. Le moment culminant de ce travail à base de gestes archaïques et d’atmosphère rituelle est la danse du feu : sur la scène s’allument de nombreux feux de camps, et les flammes vivantes et vibrantes inspirent aux danseurs des mouvements d’une grande pureté.

(la foule et les danseurs) ils sont empreints de la spiritualité avec laquelle Sophie vie et transmet ses danses ; lorsqu’elle danse, elle est en état de grâce… »

Il Trentino- Sandra Matuella, 7 septembre 2005

 

« L’homme et son histoire deviennent la matière d’un rituel, comme pour retarder la dispersion dont ils sont issus.

Temps de feu devient ainsi un rituel qui porte en lui des signes de base, faits de cercles, de marches en croix ou en lignes ; sur ce vocabulaire simple et élémentaire viennent se greffer des actions dramatiques, comme la marche par-dessus une montagne de valises, ou l’ascension des feux.

Au dessus de tous ces mouvements, s’élève l’arbre, sans feuilles, avec ses racines en l’air, qui nous rappelle notre propre errance. »

L’Adige- Elena Francescini, 6 septembre 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La presse 2008
" Chant VI " / Biennale de la danse 2008

 

 

 

 

 

                                                       


Biennale de Lyon – Dossier spécial

Au cœur de l’œuvre de chorégraphes tels Rachid Ouramdane, Kadder Attou, Mourad Merzouki, Sophie Tabakov ou Serge-Aimé Coulibaly, on trouve la question complexe, singulière, de l’identité. Question née d’une histoire familiale, quête des origines parfois douloureuses et revécue à travers leurs créations.

La genèse de Chant VI, de Sophie Tabakov, pièce inspirée par l’histoire de son grand-père bulgare, court au long des années. Après avoir reçu une solide formation technique, c’est auprès des Indiens de la côte ouest américaine que Sophie comprend que l’essentiel est d’être présent à la totalité du monde. A son retour, elle fonde sa compagnie, Anou Skan, avec Laurent Soubise, et travaille sur le rythme intérieur et l’extrême sensibilité du corps. A travers le rituel de Un Labyrinthe, présenté à la Biennale 2002, elle met en œuvre une démarche spirituelle qui l’amène aussi au chant, initiée par Sœur Marie Keyrouz à la tradition byzantine et  au chant slave par Borys Cholewka. Elle présente Temps de Feu, «  entre transmission et réinvention, entre exil et retrouvailles », d’après les danses des Balkans autour du feu. Petit à petit, Sophie avance vers la Bulgarie, pays mystérieux d’où vient sa famille paternelle et ce grand-père auprès duquel elle allait passer ses vacances…aux Etats-Unis.

Deux ans avant sa mort, en 1996, il lui envoie ses Mémoires : chef du service de pédiatrie à l’hôpital de Sofia, il fut accusé d ‘espionnage ; refusa de signer de faux aveux, condamné à mort, il fut envoyé en camp d’où il sortira après le décès de Staline. Plus tard il émigrera aux Etats-Unis. Cette histoire à pulvérisé la famille. Le père de Sophie, à Marseille, ne parlait pas de la Bulgarie…restée pour Sophie un mystère à déchiffrer.

Elle est frappée par une scène des Mémoires : à son arrivée en cellule, le grand-père se met nu, plis soigneusement ses vêtements, son manteau, répliquant à un garde qui le traite de fou : « j’aurai au moins quelque chose à léguer à mon fils ».

Sophie interprète ce geste comme un rituel de transmission d’un homme isolé, dépouillé, et décide d’achever le rituel en allant chercher le manteau.

Pour affronter cette histoire personnelle, elle cherche appui sur le Chant Vi, de l’Enéide où Enée descend rencontrer son père aux Enfers, cet espace intermédiaire ou coexistent passé, présent, futur, comme le lui enseigne Anchise ; la chorégraphe se libère du temps linéaire.

Sophie retient autre chose de son grand-père : jour après jour, il décousait et recousait la doublure de son manteau. Geste ancestral, celui de Pénélope attendant que les choses passent, tenir le fil de la vie et la conscience, image que reprend la chorégraphe en pensant à certaines danses de l’Antiquité avec des cordes.

Toute à l’histoire de son aïeul, avec les trains à destinations inconnues, l’errance, la chorégraphe est bouleversée par Le Regard d’Ulysse, film de Théo Angelopoulos : « ça m’a donné accès aux Balkans, et à la lenteur comme acte de perception, état dans la globalité. La façon dont les corps des acteurs étaient inclus dans les paysages étaient presque l’ordre du monde ».

Ainsi la boucle était bouclée depuis les Indiens, qui sont dans le temps et la nature sans coupure, une totalité. Tous ces éléments amalgamés pendant des années, de jalon en jalon, Sophie tient les fils pour accéder au labyrinthe.

« Nous sommes une nébuleuse de souvenirs à partir desquels nous dessinons et construisons les œuvres de nos vies » écrit Carolyn Carlson.

Trouver ce que l’on est et son expression, un entrelacs de réalité et fiction.

Bernadette Bonis

 

 

                                     

 

              

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